Le bruxisme

Si vous vous levez le matin avec des douleurs dans les muscles maxillaires ou avec des maux de tête, il se peut que vous souffriez de bruxisme – grincement et serrement de dents. Le bruxisme peut entraîner des douleurs dentaires et/ou rendre les dents mobiles ; parfois même des morceaux de dents peuvent se détacher (se fracturer). À long terme, le bruxisme peut détruire l’os et les tissus mous entourant les dents. Il peut aussi entraîner des problèmes au niveau de l’articulation temporo-mandibulaire. (ATM).

Qui est concerné ?

Ce trouble atteint autant les enfants que les adultes.

Ses formes sont multiples : La première forme est statique et s’accompagne souvent d’un serrement des dents.  Cette forme de bruxisme peut également se produire à l’éveil. La personne en est donc consciente et peu arriver à le contrôler.

La seconde forme de bruxisme est dynamique et se caractérise par le grincement de dents. La personne en est inconsciente car le grincement survient durant son sommeil.

Quelles sont les conséquences ?

L’absence de contrôle durant la nuit augmente considérablement les tensions, entraînant de violents chocs et/ou des frottements dentaires.

En une nuit, un « bruxomane » peut frotter ses dents pendant 6 à 8 minutes, ce qui, à la longue, provoque des conséquences plus ou moins graves : usure de l’émail, usure de la dentine (couche sous jacente à l’émail), sensibilisation de la dent aux changements de température et aux aliments acides, atteinte du nerf ainsi que la fracture de la dent.

Quels traitements ?

Le bruxisme nocturne (80% des cas) est d’origine psychosomatique. Il est lié au stress et échappe donc à la volonté du patient, ce qui explique la difficulté de traitement de ce type de bruxisme.
Plusieurs traitements peuvent être suggérés par le praticien :
– la pose d’une gouttière (rôle protecteur) ;
– la technique du Biofeedback (capteurs posés sur le visage du patient et reliés à un réveil : technique efficace mais dont les effets disparaissent à l’arrêt du traitement) ;
– la relaxation ;
– des traitements psychologiques.
A noter que les médicaments régulateurs du sommeil ne donnent pas de bons résultats.